SHIATSU


Le massage shiatsu s'applique à la totalité du corps. Cette technique, à l'action avant tout préventive, permet de dénouer les blocages, grâce notamment à une meilleure répartition des énergies.

La thérapie shiatsu comporte des techniques comme l'extension, le maintien et le déplacement du poids corporel sur différentes parties du corps du patient, grâce à quoi le flux énergétique, la circulation sanguine et lymphatique, la mobilité et l'attitude corporelle, la vitalité peuvent être améliorés.

Le praticien shiatsu travaille avec les mains, les pouces, les doigts, les avant-bras, les genoux et les pieds, pour exercer une pression sur des points précis du corps, ou pour établir un contact physique avec le patient. Il se peut que certains points du corps réagissent vivement, mais ces légères douleurs sont vite oubliées, tant la sensation de détente et le bien-être qui en résultent, sont grands. Il existe plusieurs courants shiatsu.

Namikoshi-shiatsu

Max Sulser, directeur de l'école de massage Bodyfeet à Thoune, dit: "Dans notre école nous enseignons surtout la méthode namikoshi. Le shiatsu s'effectue au sol. Là où il y a trop peu d'énergie disponible, on en amène; et là où il y en a trop, on la détourne. C'est ainsi que l'on dénoue les blocages. Tout état douloureux, qu'il soit fonctionnel, organique ou dû à un autre trouble physique, provient d'une perturbation énergétique. La médecine occidentale recouvre ces douleurs, tandis que la médecine orientale recherche, par le biais des méridiens, l'origine du trouble énergétique. Celle-ci se situe souvent à un autre endroit que la douleur. Le shiatsu appartient à la même famille que l'acupuncture ou l'acupressure. Le shiatsu ne convient pas à tout le monde, et n'est pas indiqué en cas d'ostéoporose ou de cancer, par exemple."

Pour Max Sulser, de nombreux troubles dus à des états de tension, comme les maux de tête ou le stress émotionnel, peuvent être soignés grâce au shiatsu. Généralement, les caisses-maladie ne reconnaissent pas le namikoshi-shiatsu, pratiqué comme thérapie unique. C'est pourquoi, Max Sulser enseigne également la méthode sumathu, qui réunit différentes thérapies énergétiques et qui est alors souvent reconnue. "Toute méthode curative alternative a sa raison d'être", souligne le directeur d'école, "mais chacun ne réagit pas à chaque méthode, c'est la raison pour laquelle les formations combinées sont de plus en plus demandées."

La formation doit être solide; il ne suffit pas de suivre un cours pendant un week-end. Celui qui, sans connaissances médicales, apprend une technique thérapeutique pour soigner ensuite d'autres personnes, peut causer des dommages importants. Max Sulser ne traite aucun état douloureux sans diagnostic médical préalable.

Zen-shiatsu

Daniel Schneitter pratique, lui, le zen-shiatsu. Il explique: "Le zen-shiatsu est enseigné par l'Institut européen de shiatsu Suisse (dont j'ai été l'élève). Il se base essentiellement sur la philosophie chinoise des phases de transformation. La formation dure trois ans. Le zen-shiatsu est reconnu par de nombreuses caisses-maladie."

"Le shiatsu doit être un mouvement harmonieux, ludique, comme une danse. Il ne doit pas devenir une pression mécanique, car alors, il suffirait d'utiliser un appareil de massage", souligne D. Schneitter.

Il se voit comme accompagnant, grâce au shiatsu, l'évolution d'un être humain. "Ma tâche n'est pas de prendre ou de donner quelque chose à la personne qui vient me trouver, ni même de la soigner, mais simplement d'être là pour elle. De la soutenir dans ses efforts, de lui donner des conseils pratiques ou de lui offrir un appui, afin que, si elle tombe, elle tombe en douceur. Et qu'elle retire un certain bonheur des transformations liées au processus d'auto-expérimentation."


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